Installation

mercredi 18 mai 2011
par  Contributions externes
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Qui décide où installer ces dispositifs ?

Le Département Contrôle Automatisé (DCA) de la Délégation à la Sécurité et à la Circulation Routière (DSCR) demande au préfet de département de lui fournir des sites susceptibles d’être équipés. Ce choix est le fruit d’une concertation entre la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) et les collectivités gestionnaires de voirie (conseils généraux, agglomérations, communes…).

La Direction du Projet Interministériel du Contrôle Automatisé (DPICA), direction basée à Paris auprès du Délégué interministériel à la sécurité routière, fixe le cahier des charges auquel les services territoriaux de l’Etat se conforment.

Après accord de la DSCR sur la liste proposée, des visites techniques sur place sont organisées avec la DDTM, les forces de l’ordre, les gestionnaires de voirie et opérateurs de réseaux afin de vérifier la faisabilité technique. L’entreprise chargée des travaux réalise alors une étude complète chiffrée, et si sa proposition est acceptée par la DSCR, les travaux peuvent commencer. Ils seront suivis d’une batterie de tests (fonctionnement du matériel et des réseaux, transmissions des photos…) conduisant à la vérification d’aptitude du système.

Le CACIR de Rennes (Centre Automatisé de Constatation des Infractions Routières) propose alors au procureur de la République et au préfet de département une date de mise en service.

Quels sont les critères de choix de sites d’implantation ?

Les principaux critères pour l’implantation des radars reposent sur :

l’accidentalité  : le nombre d’accidents mortels au niveau de carrefours à feux à la suite d’un non respect de la signalisation tricolore est assez faible. Cependant de plus nombreux accidents causent des blessés et de la casse matérielle. Ces dispositifs seront donc installés principalement sur ces carrefours accidentogènes. la protection des piétons : le respect accru de la règle d’arrêt doit permettre de rassurer les piétons. Ainsi ces dispositifs peuvent être installés à l’approche d’écoles, de crèches et dans les centres urbains très fréquentés.

l’apaisement de la conduite  : les conducteurs doivent apprendre à freiner dès que le feu tricolore passe à l’orange. Ainsi certains carrefours très passants où les véhicules ont tendance à accélérer à l’orange plutôt qu’à freiner doivent aussi être favorisés.

A ces critères de choix s’ajoutent ensuite des critères plus techniques liés aux moyens de contrôle.

Quel est le coût ?

Un dispositif de contrôle de franchissement de feux-rouges coûte environ 50 000 euros. S’ajoute à ce prix le montant des travaux de génie civil nécessaire à l’implantation du dispositif. Ce dernier dépend largement de la configuration du carrefour.


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